Pour les producteurs de lait, des œufs, du poulet et du dindon, les tarifs douaniers ne devraient exercer que peu d’impact sur le prix.
L’abolition de la gestion de l’offre aurait des conséquences majeures sur le secteur laitier et l’économie de nos régions :
Une dépendance aux aides gouvernementales : Sans un cadre structuré, les producteurs de lait feraient face à des fluctuations extrêmes des prix, obligeant le gouvernement à intervenir financièrement pour soutenir les fermes en difficulté.
La disparition jusqu’à 50% des fermes laitières: Seules les grandes fermes pourraient survivre dans un marché déréglementé, entraînant la disparition des plus petites fermes familiales.
Une perte de 24 000 emplois directs : La fin de la gestion de l’offre mettrait en péril de nombreux emplois, réduirait les revenus agricoles et affaiblirait la contribution du secteur laitier au PIB canadien.
Une pression accrue sur les producteurs : Les fermes seraient contraintes d’investir davantage pour rester compétitives, augmentant leur endettement et leur vulnérabilité.
La fin du système de quotas : Sans quotas laitiers, la production deviendrait imprévisible, mettant en danger l’équilibre entre l’offre et la demande.
La gestion de l’offre est essentielle pour assurer un avenir stable et prospère à nos producteurs et à nos régions.
C’est le projet de loi C-282 débattu à la Chambre des communes portant sur la protection de la gestion de l’offre (C-282)
Concrètement, le ministre ne pourra plus, au nom du gouvernement du Canada, signer des accords qui mettent en péril le système de gestion de l’offre.
Les dangers de ne pas protéger la gestion de l’offre dans les accords commerciaux :
- La mise en péril de nos fermes, de nos producteurs et de leurs familles
- Compromettre notre sécurité alimentaire
La gestion de l’offre est un modèle économique et écologique en assurant des revenus stables à nos producteurs et en limitant le gaspillage alimentaire.
Les travaux au Sénat se sont terminés en décembre sans qu’il n’y ait eu de vote sur l’amendement au projet de loi C-282. À l’heure d’aujourd’hui, les travaux sont suspendus.
La carboneutralité
Les Producteurs de lait du Québec sont engagés dans une démarche de développement durable pour laquelle ils sont accompagnés par la Chaire Éco-Conseil de l’UQAC qui a pour mandat de réaliser le diagnostic de l’organisation puis d’aider à élaborer un plan d’action incluant des cibles et des actions concrètes à poser.
Les objectifs de cette démarche sont de mettre en lumière les actions des producteurs en matière de développement durable – ce qui inclut non seulement l’environnement, mais également la contribution sociale et économique – ainsi que d’être responsable et de faire partie de la solution. Il est également important de communiquer au grand public les réalisations, engagements et actions des producteurs laitiers d’ici.
- Même si notre empreinte carbone de production laitière est l’une des plus faibles au monde – elle est presque trois fois plus faible que la moyenne mondiale1, cette production a tout de même un impact environnemental et il faut faire partie de la solution;
- Les producteurs de lait font déjà de nombreux efforts qui portent fruit2, mais il reste du travail à réaliser et c’est ce que mentionne notre campagne marketing On élève la barre;
- En 2022, le consommateur n’achète plus uniquement du lait, il achète aussi la façon dont il est produit.
1 0,93 kg eCO2 par kg de lait vs 2,50 kg eCO2 par kg de lait.
2 La dernière analyse du cycle de vie du lait (2016) a démontré que la production de lait au Québec a réduit de 8,7 % son empreinte carbone, de 12,5 % sa consommation d’eau, et de 16,2 % son utilisation des terres en cinq ans.
Pour atteindre la carboneutralité, les travaux vont porter sur quatre axes :
- Réaliser un portrait des GES à la ferme afin d’établir le point de départ;
- Poursuivre les investissements en recherche afin d’identifier de nouvelles pratiques et technologies qui aideront les producteurs à réduire davantage leurs émissions;
- Accompagner les producteurs à la ferme, notamment via la formation de conseillers qui les appuieront pour mettre en oeuvre les meilleures pratiques;
- Développer des projets collectifs, entre autres pour accroître l’utilisation des émissions provenant du fumier afin de produire du biogaz convertible en énergie
- L’indicateur de performance au niveau des fermes individuelles est l’évaluation du bilan des GES à l’aide d’un outil de calcul. Des outils de calcul existent déjà et d’autres sont en cours de développement pour permettre aux producteurs d’estimer le bilan carbone de leur propre ferme. On peut penser notamment au projet Agriclimat du Conseil pour le développement de l’agriculture du Québec (CDAQ) qui travaille sur cet aspect;
- De plus, le questionnaire environnemental de notre programme de certification proAction permettra de suivre l’évolution des pratiques environnementales réalisées par les producteurs;
- À l’échelle du Québec, notre indicateur de performance sera l’empreinte carbone d’un litre de lait que l’on obtient lors de l’analyse du cycle de vie environnementale (ACV). L’ACV est généralement mise à jour aux 5 ans et permet de suivre les progrès réalisés.
- L’empreinte carbone canadienne par litre de lait produit est l’une des plus faibles au monde. Elle est presque trois fois plus faible que la moyenne mondiale (0,92 kg eCO2 par kg de lait vs 2,50 kg eCO2 par kg de lait);
- Le Canada se positionne par ailleurs devant des pays comme les États-Unis, les Pays-Bas et la Suède.
- Lors de l’assemblée générale annuelle, les producteurs ont clairement indiqué leurs attentes aux gouvernements pour obtenir le soutien financier requis pour permette aux producteurs de répondre aux attentes sociétales, tant en environnement qu’en bienêtre animal;
- Les producteurs de lait du Québec utilisent tous les fonds mis à la disposition par le gouvernement pour réaliser des projets qui peuvent permettre d’atteindre nos objectifs;
- Les membres de la filière laitière se sont engagés de différentes façons en faveur du développement durable. Tant la protection de l’environnement, avec des objectifs de carboneutralité que le bien-être animal sont des éléments importants de nos engagements;
- Ces initiatives ne sont pas mises de l’avant sans peine et coûts supplémentaires. Ainsi, les coûts et les risques associés à l’implantation des mesures d’atténuation, à l’expertise et au soutien des organismes de transfert, doivent être soutenus par l’État.
- L’atteinte de la carboneutralité va passer par des actions individuelles et collectives;
- Les résultats de la recherche seront testés en milieu commercial et évalués pour leur rentabilité;
- Les meilleures pratiques pour réduire l’empreinte seront communiquées aux producteurs et ils seront invités à adopter celles qui s’appliquent le mieux à leur entreprise;
- Les travaux pour permettre aux producteurs d’avoir un bilan de l’empreinte de leur ferme est en cours et permettra éventuellement à tous de suivre leur résultat.