Le Laboratoire vivant – Lait carboneutre vise à accompagner les producteurs de lait dans un processus d’amélioration de leur bilan carbone en mesurant les impacts et les retombées de l’adoption de pratiques de gestion bénéfiques codéveloppées, améliorées et adaptées au contexte de différents types de fermes laitières.
Le projet est possible grâce à un financement de 7 millions de dollars sur 5 ans (2023-2028) offert par Agriculture et Agroalimentaire Canada dans le cadre du programme Solutions agricoles pour le climat – Laboratoires vivants.
Le contexte
L’empreinte carbone par kilogramme de lait produit au Canada figure parmi les plus faibles au monde, notamment grâce à une forte productivité par vache.
Le secteur poursuit ses efforts pour atteindre la carboneutralité grâce à une combinaison de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de séquestration du carbone. Plusieurs fermes laitières ont déjà amorcé une transition vers la carboneutralité en adoptant des pratiques de gestion bénéfiques.
Toutefois, pour produire du lait carboneutre à grande échelle, il reste beaucoup à découvrir, notamment sur :
- les variables qui influencent le bilan carbone,
- le potentiel de séquestration en carbone des sols,
- la faisabilité technicoéconomique des pratiques de gestion bénéfiques et leurs facteurs d’adoption.
Qu’est-ce qu’un laboratoire vivant?
Un laboratoire vivant est une approche intégrée de l’innovation agricole. Il réunit des agriculteurs, des scientifiques et un réseau de partenaires pour élaborer, mettre à l’essai et suivre conjointement des technologies et des pratiques de gestion bénéfiques dans un contexte de fermes commerciales.
L’objectif est de permettre aux agriculteurs de travailler directement avec des scientifiques et des partenaires experts pour mener des expériences dans leur ferme afin de codévelopper et faciliter l’adoption de pratiques de gestion bénéfiques et de technologies dans les communautés agricoles du Canada.
Le projet en détail
Un processus d’innovation continu sur 5 ans va démarrer avec une collecte de données dans chacune des 20 fermes pour le calcul des bilans carbone. Les fermes choisies se trouvent dans le Bas-Saint-Laurent, en Estrie, en Montérégie et au Saguenay–Lac-Saint-Jean. La particularité de ce projet est qu’il va étudier la ferme laitière dans sa globalité – sols, cultures, troupeau, et fumiers.
La mission est de permettre aux chercheurs, aux agriculteurs et autres partenaires de codévelopper des stratégies et des pratiques adaptées aux objectifs de chaque ferme pour améliorer leur bilan carbone. Les fermes recevront un appui à l’implantation sous forme de formation, service-conseil ou aide technique.
En collaboration avec les agriculteurs, les chercheurs déploieront des protocoles afin d’améliorer :
- les mesures de bilan carbone,
- les modèles et les pratiques de gestion bénéfiques dans les champs, à l’étable et pour la gestion des fumiers.
Une équipe de chercheurs se consacrera exclusivement à l’aspect humain en étudiant les facteurs d’adoption importants pour les producteurs et les communications au sein du laboratoire vivant.
Ces innovations seront ensuite mises à l’essai, évaluées et améliorées par une série d’étapes itératives. Des activités régionales et provinciales seront organisées pour favoriser l’adoption des pratiques de gestion en périphérie des fermes pilotes, vers le plus grand nombre de producteurs laitiers.
Mais dans tous les cas, ce sont les producteurs laitiers qui auront le dernier mot sur les pratiques de gestion bénéfiques qu’ils souhaitent adopter.
En savoir plus
Consultez le site web du Laboratoire vivant
Consultez l’article de la Revue du mois de novembre
Dans les médias
La Presse – 9 mars 2025 – Objectif: produire du lait carboneutre