AGA – Discours du président

2022 sous le signe du développement durable pour Les Producteurs de lait du Québec

 

Le président des Producteurs de lait du Québec (PLQ), Daniel Gobeil, a ciblé le développement durable du secteur comme priorité de travail importante de l’organisation pour la prochaine année, lors de l’assemblée générale annuelle des PLQ, tenue à Saint-Hyacinthe : « La démarche que nous avons entreprise en 2021 de documenter, à l’aide d’un diagnostic et d’un plan d’action en développement durable, nous permettra de communiquer de façon objective aux consommateurs les résultats du travail quotidien à la ferme. Ce plan nous permettra aussi d’identifier des aspects sur lesquels nous pouvons travailler pour améliorer notre bilan afin de continuer d’être à la hauteur des attentes des consommateurs. »

Le plan de développement durable est une démarche d’évaluation et de planification d’actions basées sur les 17 objectifs de l’ONU en matière de développement durable. Pour une organisation comme Les Producteurs de lait du Québec, c’est l’attention qui est accordée aux enjeux économiques, sociaux, environnementaux et éthiques dans nos activités et nos décisions. Au sens large, on parle aussi de retombées économiques, de gouvernance, de développement durable et de contribution à la société dans laquelle l’organisation évolue.

Cette démarche vise à doter l’organisation et les producteurs d’outils individuels et collectifs efficaces afin d’atteindre nos cibles et de toujours améliorer notre bilan. « Les producteurs de lait sont déjà bien implantés dans leur société. En plus de nos actions en matière de bien-être animal et d’environnement et de notre contribution à l’économie, nous soutenons des évènements culturels et sociaux par notre programme de commandites. Nous contribuons aussi à éliminer la faim et à assurer la sécurité alimentaire par notre programme de dons de lait. L’an dernier, ce sont plus de 1,5 million de litres de lait qui ont été donnés aux Banques alimentaires du Québec. », a déclaré Daniel Gobeil.

Ce projet s’inscrit aussi dans le contexte d’autres démarches en cours dans le secteur, notamment le projet de carboneutralité comme cible pour 2050, annoncé par les Producteurs laitiers du Canada en février.

Quant à l’environnement, les producteurs affichent un bilan positif avec une empreinte environnementale par litre de lait en baisse entre les deux dernières analyses de cycle de vie (ACV), et ce, grâce à une plus grande efficacité ainsi que des pratiques plus innovantes. De 2011 à 2016, on note une diminution de 8,7 % de l’empreinte carbone, de 12,5 % de l’utilisation d’eau et de 16,2 % de l’utilisation des terres. Les données sur la production québécoise démontrent que tant pour l’empreinte carbone que pour l’empreinte relative à l’utilisation de l’eau, le Québec se classe parmi les meilleurs au monde. Une mise à jour des résultats de l’ACV est en cours. Les producteurs contribuent aussi à améliorer la qualité de l’air et de l’eau avec les bandes riveraines, les haies brise-vent et les prairies fourragères en plus de pratiquer la rotation des cultures et le semi-direct pour préserver la santé des sols et de réduire l’usage d’engrais en utilisant des fertilisants naturels.

Les producteurs de lait évoluent dans un système de gestion de l’offre qui a lui seul permet de réduire le gaspillage alimentaire, comme recommandé par le GIEC, en évitant la surproduction. « Notre système de gestion de l’offre vise justement à réduire le gaspillage alimentaire en arrimant la production à la demande. On diminue aussi les kilomètres parcourus par nos aliments en répondant ici aux besoins de notre marché. Notre politique agricole se concentre sur la production d’aliments locaux, frais et nutritifs, des éléments qui n’ont jamais eu autant d’importance pour les Québécois », précise M. Gobeil.

 

Ententes commerciales

Concernant les négociations commerciales, Daniel Gobeil a souligné le fait que le gouvernement ait formalisé, dans le budget fédéral, son engagement à indemniser les producteurs laitiers pour les impacts négatifs liés aux concessions de marchés dans l’ACEUM. Au sujet des futurs accords, notamment celui avec le Royaume-Uni pour lequel les négociations sont déjà lancées, le président des PLQ a rappelé que le gouvernement nous avait assuré que le Canada ne concéderait aucun accès supplémentaire au marché pour les produits soumis à la gestion de l’offre. « Cette position correspond aux nombreux engagements pris par le gouvernement à ne plus jamais concéder de part de notre marché dans des accords commerciaux. Vous savez comme moi que malgré les engagements, on ne pourra jamais baisser la garde, surtout que d’autres projets de négociations sont sur la table, avec l’Indonésie ou l’Inde, notamment. On devra toujours rester vigilants pour nous assurer que les accords commerciaux ne se concluent plus jamais sur notre dos. », a conclu Daniel Gobeil.

 

 

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