Bien-être animal

Les producteurs laitiers ont à cœur le bien-être de leurs vaches. D’ailleurs, de nombreuses études ont démontré qu’une vache bien traitée produisait du lait de meilleure qualité et en plus grande quantité. Une étude de l’Université Cornell, dans l’État de New York aux États-Unis, a prouvé que les vaches qui sont dorlotées et brossées produisent jusqu’à 1 kg de lait de plus par jour et ont jusqu’à 30 % moins de risques de développer des mammites, une inflammation de la glande mammaire.

Pour encadrer le bien-être des bovins laitiers, les producteurs de lait ont adopté, en 1990, un Code de pratiques recommandées pour le soin et la manipulation des bovins laitiers. Il traite notamment des normes à respecter en ce qui a trait aux conditions de vie, à l’alimentation, aux soins de santé et au transport des animaux. Ce guide a été mis à jour en 2009 avec la collaboration du Conseil national pour le soin des animaux d’élevage, de la Fédération canadienne d’assistance aux animaux, des Producteurs laitiers du Canada (PLC), des Producteurs de lait du Québec (PLQ) ainsi que de scientifiques, vétérinaires, experts, producteurs et citoyens.

Le bonheur est dans le pré ou l’étable?

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L’été, des producteurs envoient leurs vaches au pâturage pour brouter de l’herbe fraîche. Le pâturage fournit aux vaches une bonne alimentation et leur permet de faire de l’exercice.

D’autres producteurs préfèrent garder leurs vaches à l’intérieur, que ce soit pour avoir un meilleur suivi de la nourriture consommée par chaque bête ou à cause des contraintes environnementales qui sont imposées aux producteurs qui envoient leurs vaches à l’extérieur. Par exemple, interdire l’accès des bêtes aux cours d’eau en construisant des clôtures et en prévoyant des abreuvoirs, aménager des cours d’exercice, etc.

2b4_bienetreanimal01De nos jours, les nouvelles étables offrent aux vaches un confort que les bâtiments plus anciens n’ont pas : plus d’espace dans les stalles, une meilleure ventilation, des tapis en caoutchouc, etc.

On voit de plus en plus de nouveaux bâtiments avec des « ballons » qui remplacent les vitres dans les ouvertures (fenêtres). C’est ce qu’on appelle des bâtiments à « ventilation naturelle ». Ces ballons vont s’ouvrir ou se refermer automatiquement, contrôlant la circulation de l’air et la température à l’intérieur de l’étable. Les ajustements se font électroniquement, hiver comme été. N’oublions pas que la vache porte un manteau de fourrure à l’année. L’été, durant les grandes chaleurs, si les vaches ont trop chaud, elles vont souffrir, moins manger et produire moins de lait. De plus, la présence d’insectes piqueurs qui harcèlent les animaux à l’extérieur est contrôlée dans les bâtiments, ce qui permet de réduire le stress des vaches.

En faisant construire de nouvelles étables, certains producteurs optent pour la « stabulation libre », c’est-à-dire que les vaches ne sont pas attachées et circulent librement à l’intérieur du bâtiment. D’autres choisissent plutôt la « stabulation entravée » où chaque vache possède son propre espace (stalle avec litière, abreuvoir et mangeoire). Enfin, des producteurs pratiquent aussi une gestion mixte, laissant les vaches libres d’accéder à un parc d’exercice extérieur ou encore en les envoyant au pâturage la nuit, après la dernière traite.

 

Code de bonnes pratiques pour le soin et la manipulation des bovins laitiers

Michel Lemire – Miser sur le confort des vaches

Michel Lemire et son fils, producteurs de lait de St-Zéphirin-de-Courval, nous parlent de leurs efforts constants pour améliorer l’environnement de leurs vaches.

Sabrina Caron – Passionnée de production laitière

Sabrina Caron, productrice de lait de Laurierville, Québec, vous ouvre les portes de sa ferme laitière. Elle vous parle de sa passion pour son métier et pour les vaches laitières.