ALENA : il faut refuser l’intimidation américaine

Dimanche soir à la table de négociation de l’ALENA, les Américains auraient demandé l’élimination de la gestion de l’offre au Canada d’ici 10 ans. Les médias rapportent que « le Canada a jugé cette demande comme étant ridicule et a mis fin à la conversation sur la gestion de l’offre tandis que le négociateur a accueilli ces demandes par une fin de non-recevoir. »

La proposition est en effet totalement irrecevable. Elle s’ajoute à la série de demandes exagérées des Américains dans d’autres secteurs de la négociation. Nous apprécions la réaction rapide et très ferme de notre gouvernement en appui à notre secteur. Elle est conforme à son objectif de négociation qui est de maintenir l’exception de l’ALENA visant à préserver la gestion de l’offre du Canada. Nous avons également le soutien très ferme du gouvernement du Québec et de nombreux autres partenaires d’affaires et de la communauté.

Avec la gestion de l’offre, les Canadiens ont accès à des aliments de très grande qualité, produits localement. Nous évitons la surproduction et le dumping sur le marché mondial que pratiquent les Américains. Nous retirons notre revenu directement du marché, sans que l’État ait à nous soutenir par des subventions. La gestion de l’offre est aussi légitime que la politique agricole américaine, leur « Farm Bill », qui repose sur des subventions de mille milliards sur dix ans et qui ne fait même pas l’objet des négociations de l’ALENA.

Nous continuerons de suivre de près cette négociation avec nos partenaires des autres productions sous gestion de l’offre, l’UPA et Les Producteurs laitiers du Canada.

Demeurons forts et unis.

Bruno Letendre, président des Producteurs de lait du Québec
Le 16 octobre 2017

 

[Communiqué de presse] ALENA: La demande des États-Unis d’abolir la gestion de l’offre est totalement inacceptable.